Certains films nous touchent au plus profond.
Certains films viennent faire céder les digues pour nous délivrer des messages, pour panser des blessures ou … penser des blessures.
Certains films portent en eux quelque chose qui fait du bien, même si parfois, ils nous font aussi pleurer.
Beauté cachée fait partie de ces films.
Difficile de parler du deuil.
Encore plus difficile quand il s’agit de celui d’un enfant.
Difficile de faire un film sur ce sujet sans risquer de tomber dans le pathos ou dans les clichés.
Difficile de raconter l’irracontable, l’incommensurable tristesse, l’abyssale douleur de l’absence, et les conséquences « collatérales » chez ceux qui restent.
Difficile enfin d’incarner avec pudeur et justesse la souffrance d’avoir perdu un être aimé, le vide et les ravages qui en découlent.
Je ne vais pas vous faire une critique de cinéma, ce n’est pas mon métier.
Simplement vous dire que c’est un film qui parle avec pudeur du deuil et de cette traversée, un film qui peut faire du bien, même s’il nous fait pleurer, et que j’ai trouvé que Will Smith incarnait superbement son personnage.
Je vous conseille simplement de le découvrir, si ce n’est déjà fait.
En sortant de ce film, j’ai pensé à mes propres deuils, ceux d’êtres chers à mon cœur, ceux que je n’oublie pas, ceux qui m’accompagnent.
J’ai aussi repensé à tant de visages, tant d’histoires de deuil et de renaissance rencontrées en séance. J’accompagne souvent ces traversées du manque, du vide, du chagrin. C’est mon métier. Ce sont parfois des séances tristes, lourdes, mais aussi des séances belles, nourries de souvenirs, essentielles.
Car le deuil — quel qu’il soit : perte d’un être aimé, d’un projet, d’une part de soi — est toujours une expérience de transformation.
Beauté cachée parle aussi de ça : de ce moment où, après la douleur, quelque chose en nous recommence doucement à respirer.
Là où l’absence devient espace.
Là où la vie retrouve un chemin.
Et j’ai pensé à la manière dont, en Gestalt, nous apprenons à « être avec » : avec la douleur, avec l’absence, avec ce qui reste quand tout semble s’effondrer.
Et j’ai eu envie de célébrer le vivant en moi, autour d’un verre avec mon mari et des amis.

