GESTALT OH ! BLOG

Corinne Chantegrelet | Gestalt praticienne | La Bachellerie (Dordogne)

19 02 2017 | Sexualité[s]

Viols conjugaux = 30% des viols commis en France

Avant de rencontrer des femmes concernées, avant d’écouter leur souffrance du quotidien, avant d’entendre leur histoire et de comprendre les séquelles, avant … je ne savais pas !

Comme beaucoup d’entre nous, le viol me paraissait être cet acte odieux perpétué, soit par un homme inconnu — ou par plusieurs — à une femme qui disait « non » à un acte sexuel, soit par un petit ami, conjoint, mari à sa femme dans une scène que j’imaginais violente, pleine de coups. Dans les deux cas : un NON non entendu, non respecté ! Une femme non entendue, non respectée, violentée !

Mais ça c’était avant ! Aujourd’hui, je sais que le viol conjugal est un viol à part entière, et qu’il peut prendre une forme « banale », c’est une violence qui s’immisce dans la vie de tous les jours de nombreuses femmes, s’inscrivant dans leur quotidien, laissant une cicatrice encore et encore, détruisant à petit feu leur estime d’elles-mêmes. Qu’elles soient jolies ou non, jeunes ou plus âgées, célibataires ou en couple, ce sont des femmes, bien que parfois aimées — et c’est là tout le paradoxe —, qui sont mal-aimées et maltraitées. Des femmes qui disent « non » face à des hommes qui n’entendent pas ce « non » … ou qui n’ont pas envie d’entendre et de respecter ce « non ».

Chloé Fontaine pose des mots et nous livre un article simple, intéressant, pertinent, ainsi qu’un film court (2 minutes) et percutant : des images pour dénoncer un crime tristement banal. Pour en parler. Pour ne pas taire. Pour ne pas faire comme si cela n’existait pas. Pour ne pas laisser faire. Pour ne pas subir.

Ces mots et ces images s’adressent aux femmes, à toutes les femmes. A celles qui sont en couple et à celles qui l’ont été et le seront de nouveau. Aux jeunes filles qui démarrent leur sexualité. Il s’adresse aussi aux hommes, qui parfois aiment leur compagne et ne se rendent pas compte, pour qu’ils sachent et ne puissent plus dire « je n’avais pas compris » !

Parce que, aujourd’hui encore cette réalité est largement sous-estimée, faites circuler l’info, encore et encore.
Parler, c’est déjà rompre le silence.

Je suis ordinaire

Un court métrage glaçant … et réaliste … pour illustrer ce thème.

Article à lire sur : mrmondialisation.org

Vous vous sentez concerné·e : ne restez pas seul·e
Faites appel à un thérapeute, il saura vous écouter et vous aider.

Des associations existent également :
— Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) : www.solidaritefemmes.org ou 3919
— Collectif Féministe Contre le Viol : 0800 05 95 95