Vous le savez, j’aime les histoires, les analogies. Ce sont autant de portes directement ouvertes sur notre imaginaire. Elles regorgent de bon sens, et nous apportent une aide décalée pour avancer sur notre chemin.
Aujourd’hui, il est question du couple et de chaussures !
A savourer.
Un vieux sage dit ceci
au sujet de l’amour
Quand on enfile une mauvaise chaussure
Et qu’on a mal au pied
Ce n’est ni la faute de la chaussure
Ni celle du pied.
Il faut juste accepter qu’ils ne soient pas faits pour aller ensemble.
Pour pouvoir mettre une nouvelle chaussure à ton pied, il faut déjà enlever l’autre.
Plus tu gardes des chaussures qui te font souffrir, plus ton pied sera abîmé, et plus ce sera difficile à guérir.
Si des chaussures t’ont abîmé les pieds, quelle que soit la paire que tu enfiles après, ce sera douloureux. Ce ne sera pas la faute, de tes nouvelles chaussures, mais celle de tes blessures.
Il faut accepter de marcher, quelque temps sans chaussures, pour que ton pied guérisse, et redevienne comme avant. Plus tu gardes des chaussures qui te font mal, plus ça devient inconfortable, et plus tu marches de travers.
À force de dévier, tu finis par quitter ton chemin de vie.
Or, le bonheur qui est tien n’existe que sur ton chemin …
Retire tes chaussures douloureuses pour redevenir heureuse/heureux.
Marche pieds nus le temps de guérir tes pleurs et tes blessures.
N’aie pas peur s’il y a un peu de graviers, tu n’en apprécieras que mieux la douceur de tes souliers.
Relève la tête, car sur ton chemin t’attendent des chaussures parfaites.
Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour la femme heureuse ou l’homme heureux que tu pourrais être, mais que tu ne laisses pas exister.
Pour marcher loin sur le chemin de l’amour, il faut respecter ses pieds, et choisir des chaussures adaptées !
Auteur inconnu
Ce que ce texte me raconte
J’aime cette métaphore du chemin et des chaussures, parce qu’elle parle avec simplicité de ce que nous vivons souvent dans nos relations : vouloir continuer à avancer, même quand quelque chose ne nous convient plus, même quand « ça fait mal », que « ça coince », que « ça gratte », que « ça blesse » !
Et pourtant, nous savons, nous sentons, nous ressentons que ça ne nous convient pas, que c’est toxique. Mais nous restons.
Pourquoi ?
Pour plein de « bonnes » raisons qu’il est important de regarder : des habitudes, des « c’est comme ça », des « je ne suis pas à plaindre » et aussi des « j’ai peur », des « je ne vais pas y arriver seul·e », etc.
Un autre paramètre peut aussi entrer dans le jeu : l’investissement, en temps, en énergie, qu’on a mis à essayer que « ça marche ». Renoncer, c’est comme si « ça n’avait servi à rien » … et parfois, c’est le cas, parfois, ça n’a servi à rien. Je ferai un article sur ce thème en particulier qui s’apparente au biais d’engagement.
En Gestalt-thérapie, nous apprenons justement à écouter ces inconforts, ces frottements, ces difficultés à lâcher, ces endroits du lien où « ça serre ». Parfois, il s’agit d’ajuster la lanière [de la chaussure], parfois de réparer, parfois — plus difficile encore — d’oser enlever la chaussure pour marcher un temps pieds nus.
Dans le couple, comme dans la vie, retrouver son pas juste, c’est retrouver son élan de vie, sa liberté intérieure, et la possibilité d’une rencontre plus vraie, avec soi comme avec l’autre. Et cerise sur le gâteau, retrouver son pas juste, en portant des chaussures adaptées, c’est aussi se donner la possibilité de se rendre heureux.
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