Vous le savez, j’aime les histoires, les analogies. Ce sont autant de portes directement ouvertes sur notre imaginaire. Elles regorgent de bon sens, et nous apportent une aide décalée pour avancer sur notre chemin.
Aujourd’hui, il est question d’amour, peut-être le plus important, celui qu’on se porte, et de valeurs qu’on oublie parfois de s’attribuer.
Il y a des textes que l’on ne lit pas seulement avec la tête, mais aussi avec une part plus intime de soi.
Des textes qui viennent faire écho à un endroit déjà là, parfois discret, parfois oublié.
Celui-ci m’accompagne depuis longtemps. Je l’ai croisé à différents moments de ma vie, et chaque fois, il ne me raconte pas la même chose. Comme si, en changeant, je pouvais en entendre une nouvelle couche.
Je vous le partage ici, comme une invitation à vous laisser toucher … là où vous en êtes aujourd’hui.
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Texte de Charlie Chaplin
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle … L’ESTIME DE SOI.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre
qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle … L’AUTHENTICITÉ.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle … LA MATURITÉ.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que, ni la personne, ni moi-même ne sommes prêts, et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle … LE RESPECT.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire : personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle … L’AMOUR PROPRE.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans. J’ai abandonné les mégaprojets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle … LA SIMPLICITÉ.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle … L’HUMILITÉ.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Je ne vis qu’une seule journée à la fois.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle … LA PLÉNITUDE.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est … LE SAVOIR VIVRE
Ce que ça m’inspire ?
On parle souvent d’amour de soi, comme d’un tout. Pourtant, dans l’expérience, il se tisse à partir de plusieurs fils.
Il y a d’abord LA CONFIANCE EN SOI : cette capacité à sentir que l’on peut faire, essayer, se tromper, recommencer. Quelque chose de concret, qui se construit dans l’action.
Puis L’ESTIME DE SOI : le regard que l’on porte sur soi, la manière dont on se considère, dont on se donne de la valeur… ou non.
Et enfin, L’AMOUR DE SOI : un espace plus profond, plus global, qui ne dépend plus seulement de ce que l’on fait ou de ce que l’on réussit, mais de la relation que l’on entretient avec soi-même.
Parfois, ces bases se sont construites de manière fragile, incomplète, ou blessée. Et cela vient colorer, souvent à notre insu, notre façon d’être au monde et avec nous-même.
La bonne nouvelle, c’est que rien n’est figé.
Brique après brique, il est possible de venir soutenir, ajuster, réparer ces espaces-là.
C’est ce chemin de reconnexion à notre soi authentique que propose le travail thérapeutique : un espace pour explorer, ressentir, mettre du sens… Revenir à ce qui est là, aujourd’hui, dans votre manière d’être avec vous-même, et ouvrir, pas à pas, un espace plus ajusté … plus vous.
Et ainsi, peu à peu, retrouver une manière plus soutenante d’être en lien avec soi.
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